PROJET PASSR: PAPILLOMAVIRUS HUMAIN (HPV): COMPRENDRE, PRÉVENIR ET AGIR AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

Le Papillomavirus Humain (HPV) est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues dans le monde, touchant aussi bien les femmes que les hommes, souvent dès les premiers rapports sexuels. Trop longtemps minimisé ou ignoré, le HPV est pourtant à l’origine de nombreux cancers, dont celui du col de l’utérus, de la gorge ou encore de l’anus. Face à ce virus silencieux mais potentiellement dangereux, une seule arme : l’information, la prévention et l’action rapide.

Qu’est-ce que le HPV?

Le papillomavirus humain est une famille de plus de 200 virus. Une quarantaine se transmettent par contact sexuel. Parmi eux, certains sont à bas risque (provoquent des verrues génitales), d’autres à haut risque, car responsables de lésions précancéreuses et de cancers.

Modes de transmission 

– Par les rapports sexuels, y compris oraux, anaux et vaginaux. 

– Par simple contact peau-à-peau des zones génitales. 

– Le port du préservatif diminue le risque, mais ne protège pas à 100 %, car il n’isole pas toute la zone. 

– La transmission peut aussi avoir lieu même sans pénétration.

Les dangers du HPV

 Chez la majorité des personnes, le virus disparaît spontanément sans causer de maladie. Mais lorsqu’il persiste, il peut provoquer : 

– Chez la femme : le cancer du col de l’utérus, de la vulve, du vagin. 

– Chez l’homme : le cancer du pénis, de l’anus. 

– Chez tous : le cancer de la gorge (oropharynx), des verrues génitales.

Les moyens de prévention

Vaccination : Le vaccin contre le HPV est recommandé entre 9 et 14 ans, avant les premiers rapports, mais peut être administré jusqu’à 26 ans, et dans certains pays jusqu’à 45 ans. Il protège contre les souches les plus dangereuses. 

Dépistage : Chez les femmes, le test HPV ou le frottis est essentiel dès 25 ou 30 ans, tous les 3 à 5 ans. 

– Utilisation du préservatif : Réduit les risques de contamination. 

Information et sensibilisation : Savoir, c’est déjà se protéger.

Existe-t-il un traitement ?

Il n’existe pas de traitement pour éliminer le virus lui-même, mais on peut traiter ses conséquences : 

– Les verrues par laser ou cryothérapie 

– Les lésions précancéreuses par chirurgie locale 

– Les cancers causés par le HPV s’ils sont détectés à temps.

Conseils pour les jeunes filles et garçons

– Se faire vacciner le plus tôt possible 

– Se faire dépister régulièrement (surtout les filles)

– Avoir une vie sexuelle responsable 

– Parler sans tabou avec un professionnel de santé 

– Ne jamais ignorer des symptômes inhabituels

Qui est concerné ? 

– Les jeunes filles et garçons dès l’adolescence 

– Les adultes sexuellement actifs

– Les personnes immunodéprimées

– Les couples qui n’utilisent pas systématiquement de protection

Le HPV n’est pas une fatalité. Une bonne prévention, une vaccination à temps et une vigilance constante permettent de réduire drastiquement les risques. Parler de ce virus, c’est protéger des vies. S’informer, c’est déjà agir. Parents, jeunes, éducateurs, professionnels de santé, engageons-nous ensemble contre le papillomavirus.

La santé sexuelle, c’est aussi une affaire de responsabilité et de conscience!